Lors de mon séjour à Santiago du Chili, j'ai profité de faire une excursion à Valparaiso. Déjà enfant, j’étais fasciné par ce port. J’imaginais les vaisseaux qui, partant de l’Europe, descendaient l’Océan Atlantique, longeaient le Brésil, puis l’Argentine, faisant une ultime escale à Buenos Aires avant de continuer jusqu’à la pointe extrême du continent sud-américain. Là, ils se trouvaient face à un démon où les deux océans se rencontrent et s’affrontent : le fameux détroit de Magellan.
Arrivés dans l’océan Pacifique, ils trouvaient enfin un havre de paix dans le port de Valparaiso.
La ville coloniale fut fondée le 3 septembre 1544 par don Pedro de Valdivia, qui donna ainsi un port à la ville de Santiago, située à 120 km au sud-est. Valparaíso devient un pôle d'attraction pour les immigrants européens et se développe fortement. Elle est alors connue des marins étrangers comme la « Petite San Francisco » et le « Joyau du Pacifique ». Son centre historique a été déclaré patrimoine culturel de l'humanité par l’Unesco en 2003. Ainsi, la favela, très colorée, grimpant sur les collines entourant le port, est toujours intacte et nous laisse imaginer comment était la cité que découvraient les marins ayant réussi à franchir le Cap Horn, puis, dès 1520, le détroit de Magellan.